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Ryuichi Sakamoto, le piano et la recherche de la paix intérieure.

Voici ma dernière obsession musicale qui correspond à ma recherche intérieure. Il y aurait tellement à dire sur la douceur de cette mélodie particulièrement apaisante.

Seuls le piano et son langage pourront sauver le monde à une époque où on se comprend de moins en moins.

C’est un peu le paradoxe d’une époque où les réseaux sociaux n’ont jamais été aussi nombreux et puissants.

Le piano ou l’ Empire du milieu, le parfait équilibre, la paix intérieure. Surtout quand on se sent perdu au beau milieu d’une tempête. tiraillé par le doute, en état d’épuisement moral et physique. Les raisons sont multiples. À cause du travail, à cause de soucis familiaux. Parfois, c’est entièrement de notre faute. À force de toujours donner, de faire passer les besoins des autres avant les siens, on finit par se vider et par réaliser que la seule personne capable de prendre soin de vous, n’est que vous-même.

Quel est le lien entre le piano, l’harmonie intérieure, les gens et cet article ?

Écoutes la mélodie et ce qu’elle dit. Tout est une question d’équilibre. Alors, donne sans t’oublier. Aime, oui aime mais sans te consumer. Aie du cœur mais ne laisse personne le briser.

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La chevauchée d’un cowboy à travers les plaines de l’écriture.

J’ai découvert Craig Johnson par hasard et ses livres ne m’ont plus quitté depuis. Ce que j’aime chez lui ? Son humilité, son goût du travail acharné, son accessibilité, son sens de la communauté et son humanisme. Ah, j’oubliais ! Un incroyable sens de l’humour.

Tout d’abord, Craig Johnson n’est pas l’écrivain des plateaux télé, vous ne le verrez donc pas détruire en public l’un de ses confrères avec toute la prétention et le narcissisme qu’il faut avoir pour procéder de la sorte…

J’ai essayé de retrouver la citation mais sans succès. Il dit qu’il n’est pas l’écrivain à la chemise blanche entrouverte qui attend l’inspiration mais qu’il est l’écrivain qui porte la chemise bleue de l’ouvrier. Celui qui a les mains sales, la sueur qui lui colle à la peau à force de travailler et qui ne peut pas se permettre de ne rien faire parce qu’aujourd’hui «il ne le sent pas». Craig Johnson vit aux États-Unis, dans l’état du Wyoming où la nature est aussi belle qu’elle est cruelle. C’est un des états les moins peuplés et on sent que pour survivre, surtout l’hiver, on ne peut pas compter que sur soi-même, la communauté est un cœur battant. Ce qui m’emmène à un autre point : l’altruisme de Craig Johnson, l’amour et le respect de l’autre en dépit de nos différences. Vous l’aurez compris, Craig Johnson n’est pas l’écrivain du moi mais du monde, celui qui comprend qu’on ne peut se connaitre qu’à travers notre rapport à l’autre et à notre environnement. On est bien loin des intellectuels au chaud dans leur bureau et barricadés dans leurs bibliothèques. Je n’ai rien contre ces dernières, j’adore les livres, cependant je suis contre l’élitisme qui parfois sévi dans le milieu littéraire.

Parlons de ses livres. Le premier roman s’appelle The Cold Dish (2005). Le titre fait référence au proverbe «la vengeance est un plat qui se mange froid». Le Shérif Walt Longmire enquête sur la disparition de Cody Pritchard. On le retrouve mort près de la réserve cheyenne. Quatre années auparavant, avec un groupe d’amis, Cody Pritchard avait été soupçonné du viol d’une indienne handicapé, Melissa Little Bird. Parce qu’ils étaient blancs, riches avec des parents aux relations puissantes, Cody et ses amis avaient été acquittés. Non seulement Walt Longmire doit trouver qui cherche à se venger mais jouer l’équilibriste entre deux communautés que tout oppose. Vous comptez trouver un roman monochrome ou tout est «hypermega» noir ? Vous allez être déçu… Les personnages de Craig Johnson sont vivants, pleins de nuances et hauts en couleurs, comme vous et moi. La vie les gifle ? ils pleurent cinq minutes, ils se relèvent et ils en rient ensuite. Mieux que quiconque, ils comprennent les choix qu’il faut faire pour survivre. Si j’étais vous, j’achèterais ce roman aussi vite que possible.

Maintenant, passons à la vision de l’écriture qui habite Craig Johnson.

1. Take joy every day in your chance to write.

Apprécie chaque jour la chance que tu as d’écrire.

2. Write every day

Écris chaque jour.

3. Cast your characters before your write the first word.

Fais passer une audition à tes personnages avant d’écrire la première ligne.

J’adore !

4. Readers like a character with a sense of humour.

Les lecteurs aiment les personnages avec un sens de l’humour.

5. Do your research first… but don’t let the research interfere with your writing.

Fais d’abord tes recherches, mais ne laisse pas tes recherches perturber ton écriture.

6. Don’t rewrite as you go.

Écris d’abord, corrige ensuite.

7. Pacing is not just about speed.

Le rythme du roman n’est pas juste une question de rapidité.

Ce ne sont que quelques principes, mais je les trouve tellement vrais.

J’ai lu presque dans on intégralité l’oeuvre de Craig Johnson, environ treize romans, sans compter les nouvelles. Voilà mes petits favoris : The Highway man (2016) , pour son humour, son immersion dans la culture amérindienne et le soupçon de paranormal.

Wait for the signs (2014) , une collection de nouvelles. Mon coup de cœur serait celle qui aborde les derniers instants de la femme de Walt Longmire, où l’amour inconditionnel, la tendresse, leur complicité semblent plus forts que la mort.

J’espère vous avoir convaincus de lire Craig Johnson, certains romans sont publiés aux éditions Gallmeisters.

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L’écriture est un cri (les raisons de mon passage à l’acte)

À L’exception de quelques poèmes, d’une nouvelle récompensée au collège, je pensais en avoir fini avec l’écriture. Il faut dire que j’avais réussi à bâtir une vie assez agréable (un travail passionnant, un mariage heureux, un enfant).
Un évènement cependant allait remettre en question ce que j’avais mis quatorze ans de ma vie à construire. Il s’appelle Brexit et demeure suspendu au-dessus de nos têtes (je ne parle pas seulement des français mais aussi de tous ces anglais qui ne se reconnaissent pas dans ce vote) comme une épée de Damoclès. Quant on connait les circonstances du débat, la manipulation médiatique, les images chocs (une queue de migrants rappelant les camps de concentration), les mensonges, l’état d’ignorance dans lequel on a maintenu les gens, le coma intellectuel dans lequel on les a plongés; ce n’est plus un vote mais une envie de vomir…
Que pouvais-je faire ?
Pleurer : déjà fait. Résister : en cours…
Créer, unir, écrire ou rassembler plutôt que diviser. Ce n’est pas un hasard si mes personnages sont de nationalités différentes. Hugo est français, Éva est anglaise. Ce n’est pas une coïncidence si c’est un roman policier à la française avec une touche d’humour noir britannique. Mon univers est un métissage culturel. Non, je ne nie pas que nous ayons nos différences, non seulement je les accepte mais également je les revendique. Je considère que cela fait partie de notre richesse. Ce n’est pas une déclaration de guerre entre les pays, mais plutôt une déclaration d’amour. D’autant que nous ne pouvons savoir qui nous sommes réellement que lorsque nous nous confrontons à l’autre.
Certes, me direz-vous, Hugo Delatour n’est qu’un personnage policier d’un obscur roman écrit en français, mais c’est aussi un message d’espoir, de tolérance et d’amour.
Comme Hugo, je préfère la lumière à l’obscurité, la vérité au mensonge…